Sensei Nirina

Directeur technique de l’IGKDF

Sa bio en bref

  • 49 ans, marié, 2 enfants
  • Educateur sportif
  • 4e Dan FFK, 6e Dan Kenkyukai
  • Titulaire du DIF / BEES 1 / DEJEPS
  • Arbitre et juge national
  • Juriste de formation
  • Plus de 35 ans de pratique…

Sa jeunesse

Nirina Rakotozafiminahy est né le 04 aout 1968 à Befelatanana dans sa patrie d’origine, à Madagascar. Il débute sa pratique martiale en 1975 à Antsirabe en testant la boxe anglaise grâce à un champion de la discipline qui était en même temps collègue de son père. A l’entraînement, il est le seul enfant mais adore y aller car il est ainsi un peu la mascotte du groupe.

En 1978, il déménage dans une autre ville où il y rencontre un garçon qui pratique du karate. Pendant qu’ils jouent ensemble dans la cours de recreation, Nirina lui montre directes et uppercuts mais est impressionné par les coups de pieds de son copain. Il lui demande alors s’il peut aller s’entraîner dans son club. Avec l’autorisation de ses parents, il s’inscrit donc pour la première fois au karate. A cet époque, on y pratique le style wadoryu. Il s’amuse comme un petit fou.

« Mon premier professeur de karaté était ceinture marron mais pour nous il était impressionnant », se souvient-il.

Vers les années 80, il déménage encore et rentre au collège, mais continue le karaté style wadoryu. L’entraînement est dur : son nouveau professeur a beau être un très bon camarade et plaisanter beaucoup avec les élèves, dès qu’ils franchissent la porte du Dojo, celui-ci les vouvoie et il n’y a plus de rigolade. Personne ne parle pendant les entraînements, seul la voix du professeur peut être entendue, le kiai et le bruit du karaté gi. On ne fait pas de compétition à cette époque, il s’agit tout simplement d’être capable de se battre, de se protéger…

1983 — Fianarantsoa (Madagascar)

En 1983, c’est le début du lycée à Fianarantsoa (Madagascar). Dans son école, il y rencontre un ami qui vient juste de s’inscrire à un cours de kung-fu et il lui en parle. Voulant s’y essayer, il s’inscrit avec l’accord de ses parents. Cette activité lui est très pratique d’abord parce que, le Kwoon (école de kung-fu) est juste en face de son école. Le style de kung-fu qu’il apprend alors et qu’il continue de pratiquer jusqu’à maintenant est le style WISA. Le mot wisa comme le mot kung-fu d’ailleurs est d’origine Sanskrit, et en sanskrit, wisa veut dire « le mouvement de l’eau ». Ce style est caractérisé par l’utilisation de la force interne et de la force externe. On fait de la méditation plusieurs fois par jour. Son Sifu, Rakotoarijaona Pierre Mizhaël, est en même temps médecin, et pratique la médecine orientale, soigne les malades avec de l’acuponcture, par le massage… L’enseignement prodigué par Sifu va marquer de façon permanente sa pratique martiale, Nirina le considérant comme un père. Celui-ci éduque ses élèves, les forme pour être fort mentalement et devenir de bonnes personnes, nous sommes en 1983, il a alors 15 ans.

Sifu au centre et ses élèves « anciens »

Au sein du Kung-fu Malagasy wisa Behoririka de Tananarive, il y trouve l’affection d’une grande famille de plus d’un millier de pratiquants. L’histoire du kung fu à Madagascar ayant connu une fin tragique, sous couvert d’un parfum politique, sa pratique devient pratiquement interdite dans les années 90. Malgré tout, Nirina n’a jamais cessé de pratiquer le kung fu wisa, qui est devenu un véritable mode de vie, sain et spirituel, et ce jusqu’à aujourd’hui.

 

La découverte du Gojuryu

Dans les années 2000, il quitte Madagascar pour vivre en France et par la recommandation d’un de ses anciens professeurs de karate, il trouve facilement un club de karaté dès son arrivée dans l’hexagone. Au début, ils y pratiquent du Shotokan. Quelques années plus tard, le professeur lors d’un voyage à Okinawa (Japon), rencontre Eichi Myiazato sensei le fondateur du Jundokan Okinawa Gojuryu karate do. L’orientation du club change à l’issue de ce voyage et c’est ainsi que Nirina devient membre du Jundokan France et commence à étudier le Gojuryu.

Par la même occasion, son professeur à l’époque lui propose de passer sa ceinture noire, lui qui ne s’était jamais soucié d’un quelconque grade et qui était resté tout ce temps avec une pauvre petite ceinture blanche… En 2005, il assiste à son premier séminaire de karate Gojuryu en France et passe en même temps son examen de passage de grade de 3e dan Jundokan Okinawa. En 2008, il part à Okinawa pour assister au séminaire international Jundokan et y obtient le grade de ceinture noire 4e dan Jundokan Okinawa.

1er séminaire Kenkyukai à udine (Italie)

En 2010, il s’envole pour la seconde fois à Okinawa et c’est à ce moment là qu’il a l’opportunité de s’entraîner tous les jours avec Taira sensei qui deviendra plus tard le chairman de l’okinawa Gojuryu kenkyukai karate do. En 2012 il assiste à Udine (Italie) au séminaire de l’okinawa gojuryu kenkyukai dirigé par Taira Masaji Hanshi et obtient le grade de ceinture noire 5ème dan Gojuryu kenkyukai.

La création d’IGKDF

En 2013, rassemblement Kenkyukai à Okinawa

Entre temps, avec sa famille (sa femme et sa fille, qui l’ont suivi dans la pratique du karaté) il fonde le club de karate IGKDF ( Institut de Gojuryu Kenkyukai de France) à Vanves et à la même année, devient l’un des représentants officiels de Taira Masaji Hanshi en France. Sur le plan technique, il trouve un point commun très important à ses yeux entre le kung-fu qu’il pratique et le Gojuryu que Taira sensei enseigne: l’utilisation des techniques que l’on a dans les kata pour combattre.

Egalement titulaire d’un DIF, diplômé d’Etat de la jeunesse et sports, et éducateur sportif il est arbitre national kumite et juge national kata, ainsi que ceinture noire 4ème dan de la fédération française de karaté. Il met un point d’honneur à diversifier sa pratique pour offrir à ses élèves l’enseignement le plus complet, c’est ainsi qu’il se perfectionne également dans l’étude du karaté sportif. Depuis la création du club, et même avant avec sa fille Cynthia, ancienne compétitrice de haut-niveau, il sort régulièrement des champions, preuve s’il en faut de l’efficacité d’un enseignement basé sur l’importance des fondamentaux et de la rigueur imposée par sa pratique traditionnelle.